Ennoblissement numérique : l’effet « waouh ! »

 

En matière d’ennoblissement des imprimés, les nouvelles presses numériques brillent par leurs résultats. Elles suscitent l’effet « waouh ! » au moins autant que l’offset. L’imprimerie numérique dispose d’un vaste éventail de possibilités inédites, surtout à l’approche des fêtes. Expert du numérique, Sander Seijsener esquisse pour nous ces nouveaux horizons.

Valeur ajoutée

L’imprimeur qui souhaite améliorer son résultat d’exploitation cherche souvent la solution dans les économies ou les augmentations de productivité. Mais pour Sander Seijsener, il est au moins aussi important de donner une bonne plus-value au produit : « Les machines de la dernière génération sont dotées d’une foule de fonctionnalités. Les imprimeurs numériques ne réalisent pas encore tout à fait l’étendue de ce potentiel. »

À l’appui de ses dires, il cite des chiffres éloquents. Sur le nombre total de pages imprimées en quadrichromie (offset ou numérique), 30 % environ font l’objet d’opérations d’ennoblissement. Or, en ce qui concerne le seul numérique, le pourcentage atteint à peine 0,5 %. Mais ce n’est là qu’un aspect, précise Sander Seijsener. « Il ressort des enquêtes, par exemple, que les imprimeurs numériques n’osent pas demander plus de 30 % de supplément de prix pour l’ennoblissement à l’encre métallisée. Alors que le client final se dit lui-même prêt à payer 60 % de plus ! Conclusion : les imprimeurs sous-estiment la valeur ajoutée qu’ils génèrent dans la chaîne. »

Course à la technologie

Si un des douze mois de l’année est propice à l’ennoblissement des imprimés, c’est bien le mois de décembre. Il suffit de songer aux cartes de vœux, chèques cadeaux, invitations, billets de spectacles, papiers cadeaux, étalages, publipostages, et ainsi de suite. Tous ces produits sont destinés à provoquer un effet « wouah ! ». Et depuis peu, la nouvelle génération de presses numériques s’acquitte sans peine de cette tâche, grâce à un bond technologique. « Les marques rivalisent de fonctionnalités, explique Sander Seijsener. C’est à qui proposera les machines avec le plus de nouveautés. »

Impression en relief et dorure

Presque tous les nouveaux modèles disposent d’une large gamme d’effets à base d’encres spéciales : encre blanche, encre dorée et argentée, encre fluorescente… Ajoutons que la palette des couleurs s’est considérablement élargie, et qu’il est possible d’obtenir des teintes plus intéressantes. D’autres innovations technologiques méritent une mention : « Prenez par exemple l’impression en relief. Déposée sur le papier en couches successives, l’encre devient très tactile. Le film est une autre possibilité. Vous commencez par imprimer une image avec du toner noir. Ensuite, le papier sorti de la presse passe par une machine à dorer. Le film doré ou argenté n’adhère qu’aux endroits recouverts de toner noir. »  

Un outil pour choisir le bon papier

Quel que soit leprocédé d’ennoblissement, la qualité du résultat est tributaire du choix du support.« Pour faciliter le travail de l’imprimeur, Antalis a mis au point desoutils spéciaux destinés à presque tous les équipements numériques les plusrépandus, poursuit Sander Seijsener. Ces outils permettent de savoir exactementlesquels de nos papiers se prêtent le mieux à l’application et aux techniquesd’ennoblissement choisies. En même temps, nous présentons tout ce qui estpossible en la matière. Nous expérimentons sans relâche pour suivre de près lesderniers développements. Ainsi armé, l’imprimeur numérique est à même de tirerle parti optimal de sa presse numérique. »

Posted by / décembre 12, 2018